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MONUMENTS HISTORIQUES
La loi en bref
Dispositif
En vertu de l’article 156-I-3° du CGI, la rénovation d’un
monument historique engendre des déficits imputables sur le revenu global
(y compris les intérêts d’emprunt).
Fiscalité
- Imputation des déficits fonciers sur le revenu global.
- Exonération totale des droits de succession.
Ce même en cas de détention de l’immeuble par l’intermédiaire
d’une SCI familiale.
Obligations
- Pour bénéficier des possibilités de déduction
sur le revenu global, l’immeuble doit être classé monument
historique ou être inscrit à l’Inventaire supplémentaire
des monuments historiques.
- Pour prétendre à l’exonération des droits de succession,
une convention à durée indéterminée doit être
conclue entre les héritiers, légataires ou donataires, et les
ministres de la Culture et des Finances.
Contribuables concernés
Ce type d’investissement intéresse essentiellement les investisseurs
fortement imposés, situés dans les tranches marginales d’imposition
d’au moins 42,62 % ou soumis à l’ISF.
Il intéresse aussi les investisseurs ayant un objectif successoral.
Textes de référence
• Référence au Code général des impôts
Articles 156-1-3°256 B 794 à 796 1040-1041.
Articles 41 E à 41 J de l’annexe III. Article 281 bis de l’annexe
III.
• Loi de finances rectificative pour 2002 (loi n° 2002-1576 du 30
décembre 2002)
Loi qui supprime l’obligation d’agrément fiscal pour les
biens appartenant au patrimoine national et ayant fait l’objet du label
de la Fondation du Patrimoine.
• Instruction administrative du 30 mars 2004 (BOI 5 D-3-04)
Instruction précisant que les primes d’assurance des locaux ne
générant pas de recettes mais ouverts au public sont déductibles.
• Instruction administrative du 1er janvier 2005 - BOI 5 B--5-05 Instruction
apportant
de nombreuses précisions concernant les immeubles ayant reçu le
label de la Fondation du Patrimoine.
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